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" Nous, médecins belges... " "Le Soir" (Bruxelles) des 15/16 septembre 200 Beaucoup de médecins belges se sont émus du sort réservé à leur collègue Moncef Marzouki, harcelé par le régime tunisien. Voici leur pétition, qui avait recueilli 1.117 signatures à la date du 10 septembre. Elle a été envoyée au président Ben Ali et au gouvernement tunisien. Le professeur Moncef Marzouki est une des figures marquantes de la médecine en Tunisie : il était notamment professeur de santé publique à l'Université de Sousse, poste dont il a été déchu en juillet 2000 par décision du pouvoir tunisien. Il se trouve sans travail dans son propre pays et, de plus, empêché d'en sortir. M. Moncef Marzouki est harcelé par le régime tunisien, essentiellement en raison de ses positions pour la défense des droits de l'homme et de l'enfant. Il a été président de la Ligue tunisienne des droits de l'homme, dissoute en novembre 2000. L'Université de Bobigny l'attend depuis mars 2001 comme professeur associé en santé publique mais il ne peut évidemment pas occuper cette chaire puisqu'on lui interdit de se rendre à l'étranger. Le professeur Marzouki a été empêché de sortir de Tunisie à de multiples reprises, ne pouvant ainsi honorer les invitations qui lui sont faites de partager ses connaissances et expériences avec des confrères de tous les pays : séminaires de santé publique, Unesco, etc. Un groupe de médecins belges, amis de Moncef Marzouki, l'a invité ces dernières semaines à donner une série de conférences et séminaires dans plusieurs institutions : CUMG de l'UCL, Observatoire de Santé du Hainaut, Institut de médecine tropicale à Anvers. Il était attendu en Belgique à partir du vendredi 1er juin 2001 mais vient de se voir, une fois de plus, interdire de quitter son pays par les autorités tunisiennes alors que la libre circulation de ses ressortissants est inscrite dans la Constitution tunisienne. Nous, médecins et professionnels de santé belges dont les coordonnées suivent, nous nous élevons contre ces pratiques qui ne respectent pas les droits de l'homme alors que la Tunisie a signé la Convention internationale des droits de l'homme. Nous demandons avec insistance aux autorités tunisiennes que ces pratiques cessent et que le droit international soit respecté. En conséquence, nous demandons que notre confrère, le docteur Marzouki, soit libre de ses mouvements et puisse librement entrer et sortir de Tunisie. Comment se rendre encore sereinement en Tunisie pour participer à un congrès médical ou simplement pour y passer quelques jours de vacances ?; comment poursuivre encore sereinement la coopération médicale entre la Tunisie et notre pays si des gestes concrets ne sont pas posés ? ! |
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